Sur les 657 cas recensés, 574, soit 87,3%, ont été enregistrés dans les provinces touchées par les conflits armés : l'Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. À l'échelle nationale, au moins 1 187 personnes en ont été victimes.

« Au cours du mois de juin 2026, la situation générale des droits humains en République démocratique du Congo a continué à se dégrader », souligne le BCNUDH.

L'organisme onusien attribue cette dégradation à trois facteurs principaux : la persistance des violences dans l'Est, le rétrécissement de l'espace civique et la détérioration des conditions dans les lieux de détention. Il note que la situation en Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu a été aggravée par l'épidémie de maladie à virus Ebola.

Malgré cette augmentation, la Monusco relève que les attaques du mois de juin ont été globalement moins meurtrières que celles du mois précédent, grâce notamment au renforcement des patrouilles des Forces armées de la RDC (FARDC) dans plusieurs zones d'insécurité.