Cette paralysie partielle du transport complique fortement les déplacements des habitants. Faute de taxis et de bus disponibles sur plusieurs axes, de nombreux Kinois se tournent désormais vers les taxis-motos, devenus l’une des rares alternatives pour se déplacer à travers la ville.

Face à cette demande croissante, certains motards ont augmenté leurs tarifs. Pour une course de quelques minutes seulement, le prix peut parfois doubler, voire tripler, selon plusieurs usagers.

Du côté des chauffeurs grévistes, la décision serait le fruit d’un consensus entre collègues, indépendamment des associations professionnelles du secteur. “Nous avons pris cette décision à l’unanimité. Cela ne dépend pas de nos associations pour que le gouvernement nous demande ensuite de reprendre la route. Nous voulons simplement travailler librement, sans tracasseries”, a confié un chauffeur de taxi.

Le mouvement pourrait s’inscrire dans la durée. “La grève vient à peine de commencer et elle ne prendra pas fin de sitôt. Nous comptons poursuivre jusqu’à la semaine prochaine”, a-t-il ajouté.

Pour rappel, cette mobilisation intervient après le déploiement récent d’agents du ministère des Transports sur la voie publique afin de contrôler les véhicules ne respectant pas la réglementation en vigueur.