L’objectif de cette réunion, affirme la structure paramilitaire, était de cartographier les zones les plus insalubres et de planifier les interventions à l’échelle communale. Sur le terrain, le Service national compte déployer les Bâtisseurs pour les travaux d’assainissement, tandis que les bourgmestres devront assurer la coordination locale et la mobilisation des administrés.

Au cours des échanges, Jacques Mukoka, directeur de cabinet du commandant du Service national, a appelé les autorités municipales à privilégier des actions immédiates, concrètes et mesurables. Le message a porté sur comment sortir des opérations coup de poing pour ancrer l’assainissement dans la durée, avec des objectifs précis et des résultats vérifiables sur le terrain.

Car le principal défi reste la continuité. Nettoyer les avenues, les marchés ou les emprises encombrées ne produit d’effets durables que si un mécanisme régulier de collecte, de transport et de traitement des déchets prend le relais. Or, dans plusieurs zones de Kinshasa, l’absence de poubelles publiques et de points de collecte favorise encore les dépôts sauvages.

La responsabilité ne relève pas non plus des seuls services publics. Réduire durablement l’insalubrité exige un travail de proximité, de sensibilisation et de responsabilisation des habitants. Une campagne peut débarrasser un quartier de ses immondices pendant quelques jours, elle ne change pas les comportements sans une politique continue d’éducation à la salubrité.

La mobilisation des 24 communes constitue donc une première étape importante. Le véritable indicateur de réussite sera la capacité à maintenir propres les espaces assainis, à renforcer les mécanismes de collecte et à installer une coordination permanente entre les structures publiques et la population.

Pour Kinshasa, l’enjeu dépasse une simple opération de nettoyage. Il s’agit désormais de bâtir un dispositif pérenne de gestion de la salubrité urbaine, à la hauteur de la production quotidienne de déchets et capable de résorber durablement les foyers d’insalubrité qui dégradent le cadre de vie des Kinois.