Cette intervention s'inscrit dans la campagne de lutte contre les constructions anarchiques lancée par les autorités de la capitale. Sont particulièrement visées les bâtisses érigées sur des emprises publiques, notamment sous les lignes à haute tension.

Sur place, la scène est poignante. Au fur et à mesure que les bulldozers avancent, des familles assistent, impuissantes, à la destruction de leurs logements, tentant de sauver quelques effets personnels avant le passage des engins. Plusieurs occupants affirment ne pas comprendre les critères qui ont présidé au choix des parcelles à démolir.

Des riverains soutiennent que certaines des maisons détruites existaient depuis de nombreuses années, bien avant l'implantation de certaines infrastructures. Ils réclament plus de clarté sur la délimitation exacte des emprises concernées et sur les mesures d'accompagnement prévues pour les personnes affectées.

La poursuite des travaux entretient l'inquiétude à Bakayau. De nombreux habitants restent dans l'incertitude quant à l'ampleur de l'opération. Autour des zones déjà démolies, des attroupements de curieux et de résidents se forment, sous le bruit continu des engins.

Ces démolitions surviennent dans un contexte de durcissement des opérations de récupération des espaces publics à Kinshasa, en particulier aux abords des lignes à haute tension et sur les sites réservés aux projets d'aménagement urbain.