Dans son communiqué, l'exécutif précise que cinq victimes sont toujours hospitalisées, tandis que 21 autres, dont l'état a été jugé stable, ont pu regagner leur domicile. Un suivi médical en ambulatoire est prévu pour elles dans les 48 heures. Les opérations d'identification des corps se poursuivent.

Au-delà de ce cas tragique, le Gouvernement annonce des mesures d'envergure nationale. Le Vice-Premier ministre en charge de l'Intérieur a instruit l'ensemble des gouverneurs de province de lancer, sans délai, un contrôle systématique de toutes les salles de fêtes et des établissements recevant du public pour des manifestations et activités de loisirs.

Ces inspections seront menées conjointement par la Direction générale de la Protection civile et les services de sécurité. Tout établissement ne respectant pas les normes de sécurité s'exposera à une fermeture immédiate. À Kinshasa, un rapport sur l'exécution de ces mesures est attendu dans un délai de quinze jours.

En parallèle, une enquête a été ouverte pour faire la lumière sur les circonstances exactes et les causes de l'incendie, ainsi que pour établir les responsabilités. Ce drame relance ainsi le débat sur le respect des normes de sécurité dans les salles de fêtes, bars, boîtes de nuit et autres lieux accueillant du public, à Kinshasa comme sur l'ensemble du territoire national.