Cette remise en circulation constitue une étape majeure dans le processus de modernisation des transports publics de Kinshasa, une ville confrontée depuis plusieurs années à une forte congestion routière.

Longue de 25 kilomètres, la ligne doit permettre de relier le centre-ville à l'aéroport international de N’djili en 20 à 30 minutes, selon les autorités. Elle offre ainsi une alternative aux embouteillages récurrents qui ralentissent quotidiennement la circulation sur le boulevard Lumumba.

À l'issue de cette première circulation officielle, les équipes techniques poursuivent les derniers essais avant l'ouverture de la ligne au public. Le lancement de l'exploitation commerciale est annoncé dans un délai de moins de trois semaines.

Au-delà de la reprise d'un service ferroviaire, le gouvernement présente ce projet comme une réponse aux défis de mobilité auxquels fait face la capitale. Les autorités entendent désengorger les principaux axes reliant l'Est de Kinshasa au centre-ville, proposer une offre de transport plus accessible et moins dépendante des fluctuations tarifaires du secteur privé, tout en réhabilitant les emprises ferroviaires occupées illégalement depuis plusieurs années.

Lors de cette cérémonie, le chef de l'État a également annoncé la poursuite du développement du réseau ferroviaire urbain. Le gouvernement prévoit d'étendre la ligne vers l'ouest de la capitale avec une future desserte entre la Gare centrale et la place Kintambo Magasin, afin de connecter davantage de quartiers stratégiques.

Le retour du train urbain marque ainsi une nouvelle étape pour les transports en commun à Kinshasa. Le principal défi reste désormais d'assurer un service régulier, fiable et accessible, capable de répondre durablement aux besoins de mobilité de plusieurs millions de Kinois.