Dans cette logique, l’opposition affichée serait en partie maîtrisée, triée et encadrée. En d’autres termes, certains opposants feraient preuve de complaisance non par conviction personnelle, mais parce qu’ils occuperaient un rôle déjà défini à l’avance.

L’ancien président de l’Assemblée nationale va plus loin. Il dit refuser d’entrer dans cette "opposition choisie". Il inscrit ainsi sa posture dans la rupture : sa présence ne serait ni tolérée ni valorisée parce qu’elle conviendrait au pouvoir, mais précisément parce qu’elle dérange les schémas en place.

Pour conclure, le porte-parole et directeur de cabinet de Moïse Katumbi oppose deux lectures du jeu politique. D’un côté, la sélection et le contrôle. De l’autre, l’autonomie. Sa phrase résume cette ligne : "Je ne me reconnais pas dans l’opposition validée par le pouvoir, et je revendique une distance claire avec ce cadre."