Selon plusieurs sources parlementaires, l’élu avait déposé cette motion auprès du bureau de l’Assemblée nationale dans l’objectif d’engager la responsabilité politique du membre du gouvernement, notamment sur des questions liées à la situation sécuritaire.

Toutefois, la démarche n’a pas connu de suite immédiate. Bien que formellement introduite, la motion n’a été ni inscrite à l’ordre du jour ni examinée dans les délais attendus, laissant planer des incertitudes sur son traitement au sein de la chambre basse.

Parallèlement, l’initiative du député a suscité une réaction au sein de son propre camp politique. Le regroupement AB a décidé de lui infliger une exclusion temporaire, évoquant un non-respect des règles internes encadrant les initiatives parlementaires de ses membres.

D’après les explications fournies par la formation politique, cette sanction vise à rappeler à Lady Yangotikala de se conformer aux procédures et à la discipline interne, en particulier lorsqu’il s’agit d’actions à forte portée institutionnelle. Cette affaire met en évidence les tensions possibles entre l’exercice du contrôle parlementaire et les exigences de discipline partisane.

Elle intervient dans un contexte où la gestion des mécanismes de responsabilité politique demeure un enjeu sensible au sein des institutions congolaises. En l’absence de clarification sur le sort réservé à la motion de défiance, l’évolution de ce dossier reste suivie de près, tant sur le plan parlementaire que politique.