Intitulée « La République avant les hommes, le Congo au-dessus des clans », cette déclaration dénonce ce que la DYCUR considère comme une contradiction majeure dans le parcours politique de Joseph Kabila, désormais présenté comme dirigeant du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), une plateforme que l’organisation associe à l’AFC/M23 et à l’agenda politico-militaire du Rwanda en République démocratique du Congo.

« Comment celui qui prétend avoir défendu le Congo hier peut-il aujourd’hui s’associer à ceux qui combattent ses institutions et menacent son intégrité territoriale ? », s’interroge la DYCUR, qui estime que ce rapprochement soulève de nombreuses questions sur les responsabilités historiques dans les conflits ayant ravagé l’Est du pays.

L’organisation évoque également l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila, en janvier 2001, et réclame que toute la lumière soit faite sur les circonstances de sa mort, sans présumer de responsabilités individuelles non établies. Pour la DYCUR, les alliances politiques actuelles de Joseph Kabila justifient un examen approfondi des contradictions entre son discours patriotique d’hier et ses choix politiques d’aujourd’hui.

« Joseph Kabila a dirigé le Congo pendant dix-huit ans. L’Histoire lui demande aujourd’hui des comptes politiques, pas des leçons de patriotisme », affirme l’organisation.

Dans cette déclaration, la DYCUR adresse également un appel aux cadres et militants du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), ainsi qu’aux proches de l’ancien président, les invitant à placer les intérêts de la nation au-dessus des fidélités personnelles et des considérations partisanes.

Face aux menaces qu’elle estime peser sur la République, la DYCUR propose la constitution d’un « Bouclier républicain » autour des institutions légitimes et du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Cette initiative se veut un rassemblement patriotique dépassant les clivages politiques, dans le respect de la Constitution et de l’État de droit.

L’organisation précise que cette mobilisation ne vise pas à protéger un homme contre le peuple, mais plutôt à préserver les institutions républicaines contre toute entreprise de déstabilisation.

« Le Congo ne reculera pas. Aucun agenda du Rwanda ni d’aucun pays puissant soit-il ne décidera de notre destin », martèle la DYCUR, qui appelle à l’unité nationale, à la fermeté des institutions et à la mobilisation citoyenne.

À travers cette prise de position, la Dynamique des cadres de l’UDPS pour la 4ᵉ République entend replacer la souveraineté nationale au centre du débat politique congolais, tout en appelant les acteurs politiques à faire primer l’intérêt supérieur de la nation sur les ambitions individuelles.