Dans son adresse à la Nation, le chef de l’État présente cette initiative comme un cadre destiné à rassembler les Congolais au-delà des appartenances politiques et des ambitions individuelles.

« J’ai décidé de convoquer le Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État », a déclaré Félix Tshisekedi.

Le président insiste particulièrement sur le caractère souverain de cette initiative. Selon lui, le processus sera « conçu par les Congolais et pour les Congolais » et devra se tenir sur le territoire national.

« Il réunira les filles et les fils de notre pays autour d’un impératif qui dépasse nos personnes, nos partis et nos ambitions », a-t-il ajouté, avant de fixer quatre objectifs : défendre la République, consolider la paix, préserver l’unité nationale et protéger les intérêts stratégiques du pays.

L’annonce constitue une évolution politique importante dans un contexte marqué par la crise sécuritaire dans l’Est du pays et les appels répétés de plusieurs acteurs politiques, religieux et sociaux à l’ouverture d’un cadre de discussions entre Congolais.

L’expression « refondation de l’État », utilisée par Félix Tshisekedi, pourrait également donner à ces discussions une portée dépassant la seule question sécuritaire. Le contenu exact de cette refondation ainsi que les matières qui seront inscrites à l’ordre du jour restent toutefois à préciser.

Plusieurs questions devraient désormais retenir l’attention : qui participera au Dialogue national ? Quelle institution ou personnalité en assurera la facilitation ? Quelle place sera réservée à l’opposition, à la société civile et aux différentes forces politiques et sociales du pays ?

Les modalités, le calendrier et la composition de ce Dialogue seront donc déterminants pour mesurer la portée réelle de l’initiative annoncée par le président de la République.