Dans son adresse à la nation, le chef de l’État a livré une lecture critique des différents mécanismes politiques mis en place au fil des années pour tenter de résoudre les crises qui ont secoué la République démocratique du Congo. Selon lui, ces initiatives ont trop souvent privilégié les compromis entre acteurs politiques au détriment du renforcement durable des institutions.

“Nous avons trop souvent répondu aux crises par le partage du pouvoir plutôt que par la consolidation de l’État”, a déclaré Félix Tshisekedi.

Le président congolais a également déploré le caractère essentiellement politique de plusieurs dialogues organisés par le passé, estimant que les citoyens ont été insuffisamment associés à l’élaboration des solutions censées engager l’avenir du pays.

« Le peuple congolais a souvent été appelé à soutenir des conclusions qu’il n’avait pas véritablement contribué à élaborer », a-t-il souligné.

À travers le nouveau processus annoncé, Félix Tshisekedi entend ainsi privilégier une démarche davantage axée sur la participation citoyenne, la cohésion nationale et le renforcement des institutions de l’État. L’objectif affiché est de parvenir à des réponses durables aux crises politiques, sécuritaires et institutionnelles qui fragilisent le pays.

Ce dialogue intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué notamment par la persistance de l’insécurité dans l’est de la RDC, mais aussi par des interrogations récurrentes sur la gouvernance, le fonctionnement des institutions et la consolidation de l’État.

Pour le chef de l’État, le nouveau processus doit donc dépasser la logique des arrangements politiques ponctuels afin de poser les bases d’un cadre institutionnel plus solide et d’une stabilité durable en République démocratique du Congo.