Pour prendre la température de cette première journée, nous nous sommes rendus sur le terrain dans plusieurs écoles de la capitale.

Le constat est le même presque partout : la mobilisation des élèves est restée faible. De nombreuses salles de classe étaient clairsemées, loin de leur effectif habituel.

Une situation pas totalement surprenante selon le préfet du collège Mokengeli. Il reconnaît toutefois que la baisse est plus marquée cette année :
« Le premier jour, l'effectif a toujours été faible dans notre école, mais cette fois-ci, c'était très faible. Nous espérons que les élèves vont répondre présents dans les prochains jours », a-t-il confié.

Du côté des familles, les raisons économiques sont avancées. Un parent rencontré sur place explique n'avoir pas pu envoyer ses enfants faute de moyens :

« Je n'ai pas pu envoyer mes enfants à l'école aujourd'hui, j'attends d'être payé par l'État pour leur acheter les fournitures nécessaires », a-t-il déclaré.

Cette première journée met une fois de plus en évidence les difficultés auxquelles de nombreux ménages kinois restent confrontés, entre préparation de la rentrée et faible pouvoir d'achat.

Si les autorités éducatives insistent sur une reprise effective des cours dès le premier jour, les prochains jours seront déterminants pour voir si les effectifs se normalisent progressivement dans les écoles de Kinshasa.