D’après le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, l’opération a été validée par le président John Dramani Mahama. Les Ghanéens concernés s’étaient fait recenser auprès de la Haute Commission à Pretoria après avoir signalé des cas d’intimidation et de harcèlement ces dernières semaines. Pour Accra, la priorité est d’assurer la sécurité de ses ressortissants.

De son côté, la présidence sud-africaine réfute toute dérive xénophobe. Le porte-parole Vincent Magwenya soutient qu’il s’agit de mouvements de protestation encadrés par la Constitution.

L’incident s’inscrit dans un climat de tensions récurrentes entre les deux pays. Fin avril, le haut-commissaire sud-africain à Accra avait déjà été convoqué après qu’un Ghanéen a été interpellé lors d’une marche anti-immigration à Durban et sommé de prouver son statut légal.

L’Afrique du Sud compte plus de 3 millions d’étrangers, soit environ 5 % de sa population. Le chômage élevé y est régulièrement cité comme un facteur qui nourrit les frustrations et exacerbe les tensions sociales.