D'après les résultats proclamés par la Commission nationale des élections, le « oui » l'a emporté avec 70% des voix pour une participation avoisinant les 60%. Un scrutin dont la légitimité reste néanmoins contestée par une frange de l'opposition qui avait appelé au boycott.

La principale innovation porte sur l'exécutif. Le chef de l'État bénéficiera désormais d'une latitude élargie pour nommer et révoquer le Premier ministre ainsi que les membres du gouvernement. Il aura également la possibilité de restructurer les ministères et, sous certaines conditions, de dissoudre l'Assemblée nationale.

Parallèlement, la taille du Parlement sera considérablement réduite, passant de 102 à 65 députés. Le découpage électoral sera lui aussi resserré, avec un nombre de circonscriptions ramené de 29 à 12. La réforme conserve en revanche le mandat présidentiel de cinq ans, limité à deux mandats.

Ces nouvelles règles prennent un relief particulier dans un contexte de transition. Depuis le renversement des institutions en novembre 2025, le pays est dirigé par une junte qui présente le scrutin à venir comme l'étape clé du retour à un ordre civil.

Au-delà du verdict des urnes, c'est donc la nature même du pouvoir qui est en jeu. Les prochains dirigeants exerceront leurs fonctions dans un système où la présidence pèse davantage face au gouvernement et au Parlement. Si ses partisans y voient un gage de stabilité pour un pays coutumier des crises politiques, ses critiques redoutent un affaiblissement dangereux des contre-pouvoirs.

Prévus en décembre, la présidentielle et les législatives s'annoncent ainsi comme un double test : celui de la capacité du pays à renouer avec les urnes, et celui de la viabilité du nouvel équilibre institutionnel instauré par la transition.