Publiée le 28 septembre, la directive visait à permettre aux bureaux d'accueil des réfugiés d'appliquer un arrêt rendu le 7 juillet par la Cour constitutionnelle. Le ministère la présente comme une mesure administrative prise par son directeur général, sans consultation préalable du ministre ni d'autres responsables politiques, réfutant ainsi toute motivation politique.

Selon les autorités, sa mise en œuvre a rapidement engorgé les services, exposé leurs agents à des risques et créé des menaces pour l'ordre public. C'est cette justification qui est invoquée pour expliquer le retrait. Le communiqué annonce désormais un nouveau travail pour définir une méthode d'application jugée plus soutenable.

Le gouvernement dénonce également des informations trompeuses sur la portée de l'arrêt. L'accès à la procédure d'asile ne signifiait pas l'octroi automatique du statut de réfugié ou de la résidence permanente. Selon Reuters, les violences du 8 octobre ont notamment entraîné l'incendie de quatorze véhicules à Durban et de dix autres à Soweto.

Le retrait de la directive laisse entière la question de l'organisation concrète de l'accueil. Dans son communiqué, le ministère réaffirme son engagement à respecter la justice et à se conformer à l'ordonnance constitutionnelle, tout en devant préciser comment cette obligation sera exécutée face aux difficultés administratives et aux préoccupations sécuritaires invoquées.

Pour les personnes en quête de protection, l'enjeu immédiat reste la clarification des démarches réellement accessibles. Le communiqué annonce une nouvelle approche, sans en détailler encore les modalités pratiques.