Concernant la Constitution, le chef de l’État s’est dit ouvert à une réflexion menée par des experts sur une possible réforme des institutions. Il a rappelé qu’aucune révision ne se ferait sans l’aval du peuple par voie référendaire. Interrogé sur l’hypothèse d’un troisième mandat, il a affirmé que cela ne lui poserait pas problème si c’était la volonté des Congolais exprimée dans les urnes.

Félix Tshisekedi a aussi évoqué ses relations avec Joseph Kabila, alors que ce dernier et plusieurs de ses proches sont visés par des sanctions américaines. Il a confié compter parmi « les plus déçus » de la rupture de la coalition FCC-CACH. Pour lui, cette alliance était une opportunité historique pour consolider la démocratie et ancrer la tradition d’une alternance pacifique au pouvoir.

Le président a martelé avoir gardé le contact avec Joseph Kabila jusqu’à son départ « clandestin » du territoire. Il estime par ailleurs que le projet de dialogue national actuellement défendu reprend une stratégie mise au point par le FCC en 2023. D’après lui, l’objectif était alors d’empêcher la tenue des élections pour imposer une transition politique via des concertations nationales.

Ces prises de position surviennent dans un contexte politique tendu, où les questions des sanctions, du dialogue national et des réformes institutionnelles divisent profondément la classe politique congolaise.