Cette décision a été annoncée par le Collège central de l’organisation. Elle marque une évolution par rapport à la position appliquée jusqu’ici aux quatre principaux composants du sang. La décision relève désormais de la conscience personnelle de chaque fidèle, et les congrégations ne doivent pas intervenir dans ce choix ni juger les décisions individuelles.

La position concernant les transfusions de sang total demeure toutefois inchangée. Les Témoins de Jéhovah continuent de les refuser pour des motifs religieux, en se référant notamment au commandement biblique de « s’abstenir du sang ».

Cette nouvelle orientation établit ainsi une distinction entre le sang total et ses quatre principaux composants : les globules rouges, les globules blancs, le plasma et les plaquettes. Pour ces derniers, le choix est désormais laissé à chaque fidèle, qui doit prendre sa décision en fonction de sa conscience et des circonstances médicales qui se présentent.

Sur le plan médical, cette évolution peut élargir les possibilités de prise en charge des patients Témoins de Jéhovah confrontés à des traitements faisant intervenir ces composants. Le patient demeure au centre de la décision, tandis que les professionnels de santé ont pour rôle de lui présenter les risques, les bénéfices et les différentes options thérapeutiques disponibles.

L’organisation souligne par ailleurs que cette nouvelle orientation concerne également le don de sang lorsque celui-ci est destiné à fournir des composants ou des fractions sanguines à une autre personne. Là encore, chaque fidèle doit prendre sa propre décision.

Cette évolution intervient dans un contexte où les progrès de la médecine et la diversité des traitements ont soulevé de nouvelles questions sur l’application des principes religieux aux soins médicaux. Le Collège central indique que les décisions relatives aux composants du sang doivent désormais relever de la responsabilité personnelle de chaque fidèle.

La position des Témoins de Jéhovah sur les transfusions de sang total reste donc inchangée, tandis que l’acceptation ou le refus des quatre principaux composants du sang provenant d’un donneur relève désormais de la conscience individuelle.