Selon un communiqué de l’état-major général, l’appareil a été neutralisé samedi 25 avril 2026 au point zéro de Minembwe, dans le territoire de Fizi, une zone particulièrement sensible sur le plan sécuritaire. Les autorités militaires congolaises affirment que ce drone menait une mission offensive visant à la fois des positions des FARDC et des populations civiles.

Kinshasa qualifie cet incident de “violation manifeste” de son espace aérien, dénonçant une agression directe contre la souveraineté nationale et un nouvel acte de déstabilisation dans une région déjà fragilisée par des conflits récurrents.

L’armée congolaise souligne que cet événement intervient dans un contexte marqué par des violences récentes dans les localités de Mikenge et Kakenge, où des positions militaires et des civils auraient été ciblés par des tirs et bombardements attribués à l’armée rwandaise et à ses alliés.

Dans son communiqué, les FARDC accusent explicitement l’armée rwandaise ainsi que les éléments de l’AFC/M23 d’alimenter la dégradation continue de la situation sécuritaire. Elles estiment que ces actions remettent en cause les engagements pris dans le cadre des initiatives de désescalade, notamment celles discutées à Montreux.

Face à cette escalade, les forces armées congolaises assurent maintenir une capacité opérationnelle intacte. Elles affirment rester mobilisées pour protéger les populations civiles, sécuriser les positions stratégiques et défendre l’intégrité territoriale du pays.

Cet incident ravive les inquiétudes quant à l’évolution de la situation dans les hauts plateaux du Sud-Kivu, où les tensions persistent malgré les efforts diplomatiques régionaux et internationaux visant à apaiser le conflit.