Selon le sous-lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, porte-parole de ces opérations, les positions de Kimete, Wihene et Kashamata sont désormais sous contrôle des forces gouvernementales. Cette progression intervient après de violents affrontements qui avaient auparavant contraint les FARDC à un repli tactique face à une coalition qu'elles présentent comme composée de l'AFC/M23, du groupe Twirwaneho, des Forces de défense rwandaises (RDF) et de Red Tabara.

Le porte-parole militaire indique que les combattants de cette coalition se seraient repliés vers les localités de Rugezi et Bigaragara à la suite de cette contre-offensive. Par ailleurs, le commandement des opérations Sukola 2 Sud accuse l'armée rwandaise d'avoir mené des frappes aériennes à l'aide de drones de type TB2 et TB3 sur le village de Bidjaga et ses environs, à l'est de Point Zéro.

D'après un bilan provisoire communiqué par les FARDC, ces bombardements auraient causé la mort de 18 civils et fait 15 blessés, parmi lesquels plusieurs femmes et enfants. Les victimes blessées sont actuellement prises en charge au centre de santé de Kanguli, selon la même source.

Les FARDC dénoncent ce qu'elles qualifient de graves violations du droit international humanitaire et appellent les organisations internationales à documenter les faits. Elles assurent poursuivre leurs opérations militaires afin de consolider le contrôle des territoires de Fizi, Mwenga et Uvira, où les affrontements persistent depuis plusieurs mois dans un contexte de forte dégradation sécuritaire.