« Pour nous, diversifier nos partenariats n’est pas choisir un camp. C’est renforcer notre liberté de décision au service de nos populations », a déclaré le chef de l’État. Par cette position, Tshisekedi fils a souligné que le rapprochement avec la Russie ne traduit aucun alignement politique, mais s’inscrit dans la volonté de Kinshasa de défendre ses intérêts nationaux dans un contexte international en pleine recomposition.

Sur le plan sécuritaire, Félix Tshisekedi a dénoncé l’exploitation illicite des ressources minérales dans l’Est de la RDC, qu’il a présentée comme l’un des facteurs de financement de la guerre. Le président congolais a réaffirmé la nécessité de parvenir à une paix durable, de garantir la sécurité des populations et de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. Dans cette perspective, Tshisekedi a appelé Moscou à soutenir la mise en œuvre des résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que les processus de paix de Washington et de Doha.

Au-delà des enjeux sécuritaires, le président congolais a mis en avant plusieurs domaines susceptibles de structurer la coopération entre Kinshasa et Moscou. L’énergie, les infrastructures, la transformation locale des minerais et la sécurité alimentaire figurent parmi les secteurs prioritaires évoqués. L’ambition affichée est de mobiliser des partenariats capables de stimuler l’économie nationale, de favoriser la création d’emplois et de générer des retombées concrètes pour la population. La concrétisation de ces objectifs dépendra toutefois de la mise en œuvre de projets précis et de leur impact réel sur les conditions de vie des Congolais.

Félix Tshisekedi a finalement plaidé en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, afin de renforcer la représentation de l’Afrique dans les instances internationales de décision. À travers cette démarche, Kinshasa défend une approche de la coopération internationale fondée sur le respect de sa souveraineté, la recherche de la paix et la promotion du développement.