Adopté par 395 voix pour, 136 contre et 80 abstentions, le texte pointe les risques d'addiction aux réseaux sociaux, de cyberharcèlement et d'exposition des mineurs à des contenus nocifs. Les parlementaires exhortent les plateformes à muscler leurs outils de protection et à revoir leurs systèmes de recommandation, accusés de favoriser un usage excessif.

Parmi les pistes avancées : une vérification de l'âge qui ne conserve pas les données personnelles, une plus grande transparence sur le fonctionnement des algorithmes et la création d'un « mode jeunesse » permettant notamment de désactiver la publicité ciblée pour les mineurs.

Le texte s'attaque aussi à l'intelligence artificielle. Les députés réclament un cadre éthique pour les « compagnons d'IA » et des garanties renforcées contre la création ou la manipulation non consentie d'images et de vidéos à caractère sexuel.

Les influenceurs et créateurs de contenu sont également concernés. Le Parlement demande davantage de transparence sur les contenus sponsorisés et propose l'élaboration d'un code de conduite européen commun aux influenceurs, aux agences et aux plateformes.

S'appuyant sur ses propres données selon lesquelles 98% des 16-29 ans dans l'UE se connectent quotidiennement à internet, le Parlement précise que cette résolution fixe une orientation politique. Elle ne se traduit pas encore par des règles immédiatement contraignantes.