Étaient conviés à cette séance de travail l’Église de Réveil du Congo, l’Église kimbanguiste et l’Église catholique.

Pour Guylain Nyembo, le concours des églises est indispensable. Elles encadrent une large frange de la population et peuvent faciliter l’adhésion des citoyens.
« Nous avons lancé une vaste campagne de sensibilisation pour préparer l’arrivée des cartographes et des agents recenseurs sur le terrain. Il fallait d’abord ouvrir la voie. Après le président de la République, initiateur du projet, et le Parlement, nous entamons maintenant le dialogue avec les confessions religieuses afin qu’elles nous accompagnent », a-t-il indiqué.

Le ministre a insisté sur la rigueur de l’opération.
« Quarante-deux ans après le dernier recensement, nous devons faire mieux. Cette fois, nous voulons une opération conforme aux normes internationales, inclusive et transparente. L’église est un relais privilégié pour informer et rassurer. Il faut que la population comprenne la démarche, qu’elle n’ait pas peur des équipes qui passeront dans les ménages et qu’elle réponde avec exactitude pour garantir la qualité des données », a-t-il ajouté.

Du côté des partenaires, Alain Akpadji a salué la mobilisation générale.
« Avec le gouvernement, nous avons beaucoup insisté sur l’inclusion et la transparence. Toutes les communautés doivent être concernées, car ce recensement est un outil de développement. Nous avons aussi tenu à rassurer les églises : le RGPH-2 n’a aucun lien avec les processus politiques, ni avec l’identification ni avec les élections », a précisé le représentant pays de l’UNFPA en RDC.

Réagissant au nom de la CENCO, son porte-parole Mgr Donatien Nshole s’est félicité de cette démarche.
« L’évangélisation va de pair avec le développement humain. Un bon recensement permet de mieux planifier. Pour l’Église aussi, disposer de statistiques fiables aidera à évaluer plus précisément l’action pastorale », a-t-il souligné.

De son côté, l’archevêque Ejiba Yamapia, président de l’Église de Réveil du Congo, a assuré le gouvernement du soutien de son réseau. Présente dans les 145 territoires du pays, l’ERC dit être prête à diffuser l’information jusque dans les zones les plus reculées afin d’atteindre les résultats attendus.