Dans une prise de parole au ton incisif, l’opposant a dénoncé ce qu’il considère comme une concentration excessive du pouvoir, mettant en garde contre toute initiative visant à modifier les règles encadrant les mandats présidentiels. Selon lui, une telle démarche constituerait une remise en cause des équilibres institutionnels et de la légitimité démocratique.

Sesanga a également insisté sur le calendrier constitutionnel, soulignant qu’il reste 946 jours avant la fin du second et dernier mandat du président Félix Tshisekedi. Une échéance qu’il juge cruciale pour préparer les prochaines élections dans le strict respect du cadre légal.

Au-delà de la question institutionnelle, le leader d’Envol a exprimé des préoccupations sur le fonctionnement de la justice et la gestion des ressources allouées à la sécurité nationale. Il a plaidé pour des institutions indépendantes, capables d’exercer pleinement leurs prérogatives sans interférence politique.

Appelant à une mobilisation citoyenne accrue, Delly Sesanga a exhorté la population à rester vigilante afin de préserver l’intégrité territoriale et l’État de droit. Il a souligné que l’engagement des citoyens constitue une garantie essentielle pour le respect des principes républicains.

Par cette intervention, l’opposant affirme son positionnement comme défenseur de la Constitution, dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes autour de l’avenir institutionnel du pays.