L’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives en République Démocratique du Congo (ITIE-RDC) a réuni, les 5 et 6 novembre 2026, à l’hôtel Hilton de Kinshasa, les parties prenantes du secteur forestier pour les préparer à la déclaration des données. Cette activité constitue une étape dans l’élaboration du Rapport ITIE-RDC consacré à ce secteur pour les Exercices 2024 et 2025.
RDC : l’ITIE consolide l'intégration du secteur forestier dans le processus ITIE

Organisé avec l’appui financier de la coopération allemande, à travers la GIZ, dans le cadre de la composante III du projet Développement Economique Intégré du Secteur Minier (DISM II), cet atelier a rassemblé des représentants des administrations publiques, des exploitants forestiers industriels et artisanaux ainsi que des organisations de la société civile.
Il visait à renforcer leur compréhension des principes et des exigences de l’ITIE, à préciser la nature, le format et le niveau de désagrégation des informations à communiquer à l’ITIE-RDC
Après la publication du rapport contextuel sur le secteur forestier couvrant les Exercices 2020 et 2021, l’ITIE-RDC entend consolider l’intégration de ce secteur stratégique dans son périmètre de déclaration, jusqu’ici principalement centré sur les mines et les hydrocarbures. Cette démarche répond aux préoccupations exprimées par les parties prenantes en matière d’accès à l’information, de transparence et de bonne gouvernance du patrimoine forestier congolais.
Les informations à divulguer couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur : le cadre légal et réglementaire, les contrats de concession d’exploitation et de conservation, les informations relatives aux forêts communautaires, les données de production et d’exportation, les recettes publiques générées ainsi que les dépenses sociales et environnementales effectuées par les exploitants. Leur publication doit notamment permettre de mieux suivre le respect des obligations réglementaires, la mobilisation des revenus de l’État et les retombées de l’exploitation pour les communautés locales.
Pour la RDC, qui abrite une part considérable du bassin forestier du Congo, ces enjeux dépassent la seule production d’un rapport. Ils touchent à la capacité de l’État à assurer une gestion responsable des ressources naturelles et à faire bénéficier les populations des richesses issues de leur exploitation, tout en tenant compte des impératifs sociaux et environnementaux.
L’intégration du secteur forestier au processus ITIE offre également un cadre de dialogue permanent entre les pouvoirs publics, les exploitants et la société civile. En facilitant l’accès aux informations, elle devrait contribuer à éclairer le débat public, à renforcer la redevabilité des acteurs et à soutenir des décisions mieux documentées.
Après les ateliers organisés à Lubumbashi, Kolwezi, Likasi, Kalemie, Kindu et Matadi dans le cadre de la collaboration entre l’ITIE-RDC et la GIZ, celui de Kinshasa clôture cette série d’activités préparatoires. La prochaine étape sera consacrée à la collecte auprès des parties déclarantes. La fiabilité, l’exhaustivité et la cohérence des données, ainsi que leur publication dans des formats ouverts, seront déterminantes pour apprécier la contribution du secteur à l’économie nationale.
Le défi consiste désormais à traduire les engagements de transparence en informations vérifiables et utilisables, afin de mieux suivre l’exploitation forestière et ses effets sur les communautés impactées par ladite exploitation, et de faire de ce patrimoine un levier de développement durable.
AMC
Journaliste









