Devant des universitaires, chercheurs et participants venus de plusieurs horizons, le speaker de la Chambre basse du Parlement congolais a défendu la nécessité d’un partenariat renouvelé entre les deux continents, davantage axé sur la paix, le développement et des intérêts mutuellement bénéfiques.

La situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo a occupé une place importante dans son intervention. Aimé Boji Sangara a notamment dénoncé ce qu’il présente comme une agression du Rwanda contre le territoire congolais, tout en mettant en avant les intérêts économiques qu’il associe à la persistance du conflit.

Le choix du cadre universitaire pour aborder cette question revêt une portée particulière. Au-delà des espaces diplomatiques et politiques traditionnels, les universités et centres de recherche constituent des lieux privilégiés de réflexion sur les crises africaines et l’évolution des relations internationales.

À Leuven, le président de l’Assemblée nationale a ainsi inscrit la situation de l’Est de la RDC dans une réflexion plus large sur l’avenir des relations entre l’Afrique et l’Europe. Pour Kinshasa, il s’agit notamment de favoriser une meilleure compréhension, par les partenaires européens, des réalités sécuritaires congolaises, tout en renforçant les volets économique et développemental de la coopération.

Cette intervention intervient alors que la situation dans l’Est demeure au cœur de l’agenda diplomatique de la RDC. Pour Kinshasa, l’enjeu consiste désormais à traduire les positions exprimées dans les différents cadres internationaux en soutiens politiques, en partenariats économiques et en actions concrètes en faveur de la paix et du développement.