Parmi les personnes visées figure Gustave Kubwayo, présenté par Washington comme commandant d’une unité de renseignement et d’opérations spéciales des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Les autorités américaines reprochent aux FDLR des violences ethniques contre des civils, le recrutement d’enfants soldats, des violences sexuelles ainsi que des incursions transfrontalières qui menacent la sécurité du Rwanda.

John Imani Nzenze est également sanctionné. Décrit comme le chef du renseignement du M23, un mouvement que les États-Unis qualifient de groupe armé soutenu par le Rwanda. Le communiqué lui impute des assassinats, de graves atteintes aux droits humains et des attaques contre les populations civiles dans l’est congolais.

Washington affirme vouloir maintenir la pression sur l’ensemble des acteurs afin de garantir le respect des engagements pris dans les accords de Washington et le processus de Doha, tous deux liés à la paix dans la région des Grands Lacs. Ces sanctions interviennent alors que l’est de la RDC reste en proie à de fortes tensions, malgré les initiatives diplomatiques engagées ces derniers mois.