Dès les premières heures de la journée, les eaux ont envahi les principales artères, rendant la circulation extrêmement difficile et perturbant l’ensemble des activités. Plusieurs habitations ont été submergées, contraignant de nombreuses familles à évacuer en urgence, souvent sans pouvoir emporter l’essentiel.

Sur place, les images traduisent l’ampleur des dégâts. Entre précipitation et désarroi, des habitants tentent de sauver leurs biens, tandis que d’autres constatent, impuissants, les pertes causées par les eaux. Des commerces, notamment des boutiques d’alimentation, ont également été affectés, accentuant la précarité économique des riverains.

Selon les premières observations, ces inondations résultent du débordement de la rivière Ndjili, aggravé par l’insuffisance du réseau de drainage. Saturés, les caniveaux n’ont pas pu contenir le volume des eaux pluviales, accélérant leur propagation dans le quartier.

Au-delà de cet épisode, la situation met en évidence un problème structurel récurrent. À Ndanu comme dans plusieurs zones de Kinshasa, les inondations tendent à se répéter, révélant les limites d’une urbanisation rapide, l’occupation de zones à risque et le déficit en infrastructures adaptées.

Malgré les opérations d’assainissement engagées par les autorités provinciales dirigées par le gouverneur Daniel Bumba Lubaki, l’absence de mesures d’urgence visibles sur le terrain suscite des interrogations. À ce jour, aucune intervention notable pour l’évacuation des eaux n’a été signalée dans cette partie de Limete. Une fois de plus, Ndanu illustre les défis majeurs auxquels Kinshasa est confrontée, ceux d’une ville où les catastrophes annoncées peinent encore à être pleinement anticipées.