Ormuz, nouvel épicentre des tensions

Le bras de fer s'est déplacé vers le détroit d'Ormuz, verrou stratégique du commerce mondial de pétrole. Samedi 5 septembre, l'armée américaine a affirmé avoir frappé trois pétroliers iraniens, en réponse à des tirs de missiles contre ses navires de guerre dans la zone.

Cette escalade intervient dans un contexte déjà très lourd, après une frappe ayant touché un mariage en Iran, faisant plusieurs victimes civiles selon les premiers bilans. Washington indique avoir ouvert une enquête, tandis qu'une analyse de Reuters, fondée sur les éléments disponibles, suggère qu'une munition américaine aurait directement atteint le lieu de la cérémonie.

Risque de contagion régionale et flambée du pétrole

Au-delà du duel américano-iranien, les retombées se font sentir à l'échelle régionale. Plusieurs États du Golfe abritant des forces américaines ont été visés ou menacés par des attaques iraniennes. Sur le front économique, la crainte d'une perturbation du trafic d'hydrocarbures par Ormuz a provoqué une forte hausse des prix du pétrole en fin de semaine.

Après une succession d'accrochages depuis le début de l'année, Washington et Téhéran semblent entrer dans une nouvelle phase de confrontation directe, où chaque frappe et contre-frappe accroît le risque d'un embrasement régional plus large.