Depuis 1991, l’Ouzbékistan s’est forgé une réputation : solide collectivement, très propre techniquement, et extrêmement difficile à prendre en défaut. Crainte en Asie, elle a aussi été un véritable casse-tête pour l’Afrique.

Avant ce Mondial, le bilan des Ouzbeks face aux nations africaines parlait pour eux : victoires contre le Ghana, le Soudan du Sud, l’Ouganda, le Cameroun, l’Égypte, le Gabon, nul face au Sénégal. Et seulement trois échecs en trois décennies : le Nigeria en 1995 à l’Afro-Asian Cup, le Maroc en amical en 2018, et maintenant la RDC.

Les Léopards entrent donc dans un cercle très restreint.

L’exploit prend encore plus de poids avec la trajectoire des Ouzbeks. Montée en puissance année après année, qualification pour la Coupe du monde à la clé : ils ne sont plus l’équipe surprise. Ils sont devenus une nation asiatique majeure, capable de défier les cadors.

Accrochée puis menée, la RDC a répondu présent. Pas de panique, pas de repli : les Léopards ont renversé le match avec autorité, 3-1 au final. Cette réaction dit beaucoup : la sélection a gagné en maturité et en caractère, les deux ingrédients des grandes équipes.

Au-delà des huitièmes, c’est un message qui est envoyé. La RDC ne se contente plus de faire acte de présence en Coupe du monde. Elle montre qu’elle peut battre des équipes réputées difficiles, venues d’autres continents.

À l’heure où les écarts entre confédérations se réduisent, réduire cette victoire à “c’est juste l’Asie” n’a plus de sens. Les résultats passés de l’Ouzbékistan contre l’Afrique imposent le respect.

Bilan : plus que trois points. Une victoire qui confirme la progression des Léopards et qui donne du poids à leurs ambitions pour la suite.