Une domination ivoirienne stérile

Les hommes d’Emerse Faé ont d’emblée pris le match à leur compte. Pépé, Doué, Konan, Diomandé et Sangaré ont multiplié les offensives et enfermé la Norvège dans son camp dès les premières minutes.

Mais la possession n’a pas fait mouche. Les Ivoiriens ont pêché dans la finition : frappes à côté, mauvais choix dans les 18 mètres. La domination stérile a fini par leur coûter cher.

Yahia Fofana a limité les dégâts en début de partie. Le gardien ivoirien a repoussé une première frappe d’Haaland et maintenu son équipe à flot.

Contre toute attente, la Norvège a ouvert le score à la 40e. Antonio Nusa a éliminé son vis-à-vis avant d’ajuster une frappe enroulée dans la lucarne. Fofana, impuissant, a encaissé un but qui n’arrivait pas.

Haaland frappe, la Côte d’Ivoire sort la tête haute

Au retour des vestiaires, l’entrée d’Amad Diallo a tout changé. À la 74e, servi par Nicolas Pépé, il a dribblé plusieurs défenseurs et ajusté Nyland d’une frappe froide pour l’égalisation. 1-1, et la Côte d’Ivoire croyait y être.

Relancés, les Éléphants ont poussé pour arracher la victoire et la prolongation semblait toute proche.
C’est là que la Norvège a frappé. À la 87e, Oscar Bobb a servi Haaland en profondeur. Jusque-là discret, le Norvégien a conclu sans trembler : 2-1.

Auteur d’un doublé et de 5 buts dans le tournoi, Haaland envoie la Norvège en quarts face au Brésil.

Cruel pour la Côte d’Ivoire. Plus inspirés et plus à l’aise techniquement, les Éléphants ont été sanctionnés par leur inefficacité. En face, les Scandinaves ont su tuer le match sur leurs rares occasions.

Un tournant historique pour les Éléphants

L’élimination ne gomme pas la performance. Pour la première fois de son histoire, la Côte d’Ivoire a atteint la phase à élimination directe. Un cap franchi sous Emerse Faé, avec une génération qui a montré qu’elle pouvait rivaliser avec l’élite.

La Norvège jouera le Brésil. Les Éléphants rentrent avec des regrets, mais aussi avec la fierté d’avoir marqué un tournant.