Un début compliqué, une réaction de caractère
Touchés dès la 10e minute par une volée parfaite d’Eldor Shomurodov, les Congolais auraient pu douter. Le doute s’est accentué quand la VAR a refusé l’égalisation de Nathanaël Mbuku pour une faute en amont. Malgré ce tournant, la sélection de Sébastien Desabre n’a pas lâché.
La seconde période a tout changé. Plus haut sur le terrain, plus justes techniquement et plus tranchants devant, les Léopards ont pris les commandes. Le choix de Desabre a fait la différence : Fiston Mayele est entré à la place de Cédric Bakambu, et l’équipe a immédiatement trouvé un autre rythme.
L’égalisation est venue à la 68e minute. Yoane Wissa a obtenu un penalty après une faute dans la surface, puis l’a transformé avec un calme impressionnant pour relancer son équipe.
Délivrés, les Congolais ont accéléré. À la 77e, Meschack Elia a délivré un centre millimétré que Mayele a repris de la tête pour donner l’avantage à la RDC. Le stade a vibré, et les supporters ont senti que l’histoire s’écrivait.
L’Ouzbékistan a tout tenté en fin de match et s’est retrouvé à découvert. Dans les arrêts de jeu, Wissa a conclu une contre-attaque limpide et s’est offert un doublé qui a fixé le score à 3-1.
La renaissance d’une nation de football
C’est la victoire d’un groupe. Maîtres de la deuxième période, les Léopards ont fait la course en tête : 58 % de possession et 19 tirs contre 3 seulement pour l’adversaire. Entre un contre-pressing intense et une organisation tactique solide, ils ont usé une équipe ouzbèke submergée par leur énergie.
Au-delà des statistiques, ce résultat marque le retour d’une grande nation de football. Depuis 1974, tout un peuple attendait ce moment sur la scène mondiale. Cette génération met fin à plus de cinq décennies d’attente et propulse la RDC en seizièmes.
Avec Sébastien Desabre, l’objectif a changé. Il ne s’agit plus seulement de prendre part, mais de viser plus haut. Ce collectif s’appuie sur du talent, une vraie solidarité et un mental solide, et il redonne de l’espoir à tout un pays.
Le géant est de retour. Après plus d’un demi-siècle, la République démocratique du Congo s’impose à nouveau parmi les nations qui comptent. L’aventure se poursuit en 16es, avec la certitude que cette équipe peut encore écrire son histoire.



















