Pour évaluer la situation sur le terrain, le chef d’état-major général des FARDC, le général Jules Banza, s’est rendu mardi dans la province de la Tshopo. Il s’y est entretenu avec le gouverneur Paulin Lendongolia et le comité provincial de sécurité afin d’examiner les mesures en place et de coordonner la riposte militaire.

Selon le sous-lieutenant Alex Nkarha, toutes les dispositions ont été prises pour prévenir toute nouvelle menace contre la ville et ses infrastructures sensibles. Avant cette réunion, le général avait inspecté plusieurs sites touchés, notamment des hangars et des équipements aériens endommagés.

Pour Kinshasa, cet incident illustre une extension inquiétante de l’insécurité vers des zones éloignées des principaux fronts du Nord-Kivu et de l’Ituri. Depuis, Kisangani est placée sous haute surveillance militaire. Les services de sécurité craignent surtout des actes de sabotage contre les infrastructures logistiques, militaires et aéroportuaires utilisées par les FARDC.

Des enquêtes ont par ailleurs été ouvertes pour identifier d’éventuels complices locaux. Elles portent notamment sur les réseaux logistiques et les circuits de soutien susceptibles d’avoir facilité l’opération.

Dans ce contexte d’intensification des affrontements contre le M23-AFC dans l’Est du pays, la question des infiltrations internes reste une préoccupation majeure pour les autorités congolaises.