Les images de la destruction du bâtiment, largement diffusées sur les réseaux sociaux, ont provoqué de nombreuses réactions. Du côté de la famille du propriétaire, la mesure est qualifiée d’abusive et d’irrégulière, dénonçant une exécution jugée “brutale” et sans fondement juridique clairement établi.

Selon les proches du défunt propriétaire, Édouard Toyelonge Elolo, la parcelle concernée aurait été acquise en 2005 en toute régularité et disposerait de l’ensemble des documents administratifs requis, notamment le certificat d’enregistrement, les références cadastrales ainsi que l’autorisation de bâtir. Ils affirment qu’aucune contestation officielle n’aurait été enregistrée par les services compétents depuis l’acquisition du terrain.

L’entourage du défunt propriétaire indique également qu’une notification aurait été adressée le 8 juin par l’autorité provinciale en charge de l’environnement et de l’aménagement urbain, avant une mise en œuvre rapide de la décision quelques jours plus tard. Il déplore toutefois, selon ses déclarations, l’absence de concertation avec les instances nationales compétentes en matière foncière et urbanistique.

Les proches critiquent en outre les conditions d’exécution de l’opération, affirmant que les occupants n’auraient pas été autorisés à récupérer leurs effets personnels avant la démolition du bâtiment. Ils évoquent également l’existence d’un financement bancaire destiné à la construction de l’immeuble.

De son côté, l’hôtel de ville de Kinshasa poursuit depuis plusieurs mois une vaste opération d’assainissement urbain visant les constructions qualifiées d’irrégulières. Une campagne qui, si elle est défendue par les autorités municipales, continue de susciter contestations et débats au sein de l’opinion publique.