D’après les informations publiées par Câble.cd, le haut gradé conteste la communication du gouvernement provincial, relayée par le ministère provincial de l’Environnement, sur ce financement. Il estime que ces déclarations portent atteinte à l’image de la Task-Force et dénonce des propos qu’il juge de nature à encourager l’indiscipline au sein des équipes placées sous sa coordination.

Dans sa lettre, Kasongo Kabwik rappelle que la Task-Force n’est « ni un concurrent, ni un rival » du gouvernement provincial. Il reproche toutefois aux autorités provinciales de communiquer sur les moyens financiers de sa structure d’une manière qu’il désapprouve. Il invoque également l’article 88 du Code pénal militaire, estimant que les déclarations contestées pourraient relever des faits prévus par cette disposition. Cette lecture juridique reste celle exprimée dans sa correspondance.

Au-delà de ce bras de fer institutionnel, la question du financement de l’assainissement demeure au cœur du débat. Le montant de 12 millions de dollars évoqué dans les déclarations contestées soulève des interrogations sur les ressources mobilisées, leur décaissement effectif et leur utilisation. À ce stade, les éléments rapportés ne permettent pas, à eux seuls, d’établir que cette somme est réellement versée chaque mois à la Task-Force.

Alors que l’insalubrité reste une préoccupation majeure pour les habitants de Kinshasa, la clarification des responsabilités et des mécanismes de financement apparaît essentielle. La publication des données budgétaires, des montants effectivement décaissés et des résultats obtenus permettrait d’éclairer le débat, au-delà des désaccords entre institutions.