Cette interpellation intervient après une prise de position de l’opposition depuis Rome, au cours de laquelle Joseph Kabila et Félix Tshisekedi auraient été condamnés. Franck Diongo s’interroge sur la cohérence entre le recours à cette disposition constitutionnelle et le rejet de toute prise du pouvoir par les armes.

« Comment brandir l’article 64, qui consacre le devoir de résistance à l’oppression et à la confiscation anticonstitutionnelle du pouvoir, tout en condamnant toute prise du pouvoir par les armes ? », questionne-t-il.

Pour l’opposant, cette disposition constitutionnelle ne saurait être invoquée sans préciser les moyens envisagés pour en assurer l’application. Il estime nécessaire de distinguer la résistance à l’oppression ou à une confiscation anticonstitutionnelle du pouvoir de la conquête du pouvoir par les armes.

Franck Diongo invite ainsi la C64 à expliciter sa lecture de l’article 64 et à préciser les mécanismes qu’elle entend privilégier pour faire respecter la Constitution.