Tables, chaises, parasols et autres abris de fortune ont été saisis lors de cette intervention. L'objectif du Service National est de libérer les emprises publiques occupées illégalement et d'inciter les opérateurs à exercer dans des cadres appropriés et réglementés.

Les cambistes de rue sont les premiers concernés par cette réorganisation. L'installation dans des bureaux ou des locaux dédiés doit permettre un meilleur encadrement des opérations de change et limiter les risques liés à la manipulation quotidienne d'importantes sommes en espèces.

La démarche répond également à un impératif sécuritaire. Exposés à ciel ouvert et facilement repérables, les changeurs de monnaie sont des cibles potentielles pour les vols et les braquages. Un environnement de travail plus sécurisé est donc de nature à mieux protéger les opérateurs et leur clientèle.

Cette action intervient dans un contexte de durcissement de la réglementation du secteur du change par les autorités monétaires, qui insistent désormais sur l'identification des clients et la traçabilité des transactions. Les autorités appellent par ailleurs la population à privilégier les bureaux de change agréés.

L'opération ne se limite toutefois pas aux seuls cambistes. D'autres activités occupant anarchiquement le domaine public, dont certains points de restauration de rue, sont également visées par cette campagne d'assainissement, au nom d'une gestion plus rationnelle et organisée de l'espace public.

À travers ces interventions, les autorités entendent mettre fin progressivement à l'occupation désordonnée de la voirie et favoriser la transition des activités informelles vers des structures formelles. Pour les cambistes, l'enjeu est désormais de s'adapter à cette nouvelle donne, en conciliant conformité, continuité de l'activité et sécurité.