Huit axes sont ciblés : les avenues Bokasa, Rwakadingi, du Marais, du Marché, de l’École, Plateau, Kasa-Vubu et Bolingo. L’opération vise à rétablir l’ordre urbain avant la réouverture annoncée du marché.

Dans un communiqué, le ministre provincial des Infrastructures et de l’Aménagement du Territoire, Alain Tshilungu, dénonce la persistance des occupations anarchiques et du commerce illicite malgré les premières interventions sur le terrain.

Les autorités exigent le départ immédiat des vendeurs informels et occupants illégaux. À défaut, elles procéderont à la destruction des étalages, à la saisie des marchandises et à l’évacuation forcée, « sans tolérance ni dérogation ».

L’avertissement concerne aussi les acheteurs : toute transaction dans les zones concernées expose à une interpellation immédiate. Ces espaces sont désormais classés zones d’intervention administrative et de sécurisation urbaine.

Cette décision vise à améliorer la salubrité, désengorger la circulation et sécuriser les abords du principal centre commercial de la capitale. La Police nationale congolaise a reçu l’ordre d’appliquer ces mesures « avec fermeté et sans complaisance ».

La pression monte autour du Marché Central. Si l’exécutif maintient sa ligne de tolérance zéro, de nombreux vendeurs s’inquiètent des conséquences économiques de ces déguerpissements.