Selon des sources locales de la société civile, le Tribunal de paix de Mambasa n’a plus organisé d’audiences en matière pénale depuis environ deux ans et six mois, en raison d’un manque criant de magistrats. Actuellement, un seul juge serait en fonction dans cette juridiction, et celui-ci ne traiterait que les affaires civiles et coutumières.
Cette paralysie judiciaire a des conséquences lourdes pour les détenus de la prison centrale de Mambasa. Plusieurs hommes et femmes, pourtant présumés innocents, seraient incarcérés depuis des années sans avoir comparu devant un juge.
Une situation qui constitue, selon les organisations citoyennes, une violation manifeste des droits fondamentaux, notamment le droit à un procès équitable et à être jugé dans un délai raisonnable.
Des conditions de détention alarmantes
Au-delà du blocage judiciaire, les conditions de détention à la prison centrale de Mambasa sont également pointées du doigt. Des témoignages évoquent une surpopulation carcérale et des conditions de vie particulièrement difficiles pour les détenus.
Ces derniers seraient exposés à diverses maladies, à la malnutrition et à un manque d’accès aux soins de santé, dans un environnement jugé préoccupant par les acteurs de la société civile.
Face à cette situation, la société civile locale lance un appel pressant au Conseil supérieur de la magistrature afin qu’il prenne des mesures urgentes pour rétablir le fonctionnement normal de la justice dans cette partie de la République démocratique du Congo.
Parmi les mesures réclamées figurent notamment l’affectation immédiate de nouveaux juges au tribunal de paix de Mambasa ; la reprise régulière des audiences en matière pénale ; l’amélioration des conditions de détention à la prison centrale.
Pour les organisations citoyennes, seule une intervention rapide des autorités judiciaires permettra de mettre fin à cette situation jugée intolérable et de garantir aux détenus le respect de leurs droits fondamentaux.



















