À 30 ans, le joueur de Newcastle voit ses performances récompensées au terme d’un exercice qui l’aura propulsé davantage sous les projecteurs du football international. Au Mondial, Wissa a notamment marqué l’histoire de la sélection congolaise en inscrivant le premier but de la RDC dans une phase finale de Coupe du monde, lors du match nul contre le Portugal (1-1). Il s’est ensuite illustré face à l’Ouzbékistan (3-1), avec un doublé qui a contribué à la qualification historique des Léopards pour les huitièmes de finale.

Décisif dans les moments importants, l’ancien attaquant de Brentford a incarné l’une des principales armes offensives congolaises durant cette campagne mondiale. Sa capacité à faire la différence dans les espaces, son sens du but et son activité sur le front de l’attaque ont renforcé son statut parmi les joueurs africains les plus en vue de l’année. Cette nomination constitue ainsi une reconnaissance de son influence grandissante sur la scène continentale.

Mais pour espérer soulever le trophée, le Congolais devra se mesurer à une concurrence de premier plan. Tenant du titre, le Marocain Achraf Hakimi figure naturellement parmi les candidats les plus sérieux à sa succession. Le latéral du Paris Saint-Germain a de nouveau brillé avec le club parisien, remportant la Ligue des champions, avant de conduire les Lions de l’Atlas jusqu’aux quarts de finale du Mondial.

Le Maroc compte deux autres représentants dans cette sélection : Brahim Diaz, meilleur buteur de la dernière CAN, et Ismaël Saibari, remarqué lors de la Coupe du monde. Le Sénégal, de son côté, place trois joueurs dans la course avec Ismaïla Sarr, Pape Gueye et Sadio Mané.

L’Ivoirien Amad Diallo, le Ghanéen Antoine Semenyo et le Sud-Africain Teboho Mokoena, unique représentant d’un club évoluant sur le continent africain, complètent cette liste de dix prétendants.

Le nom du successeur d’Achraf Hakimi sera connu le 7 décembre prochain à Lagos, au Nigeria, à l’occasion des CAF Awards. Pour la RDC, l’espoir est désormais de voir Yoane Wissa transformer cette nomination en consécration. Un sacre lui permettrait de devenir le deuxième Congolais à remporter le Ballon d’Or africain, 53 ans après Tshimen Bwanga, couronné en 1973.