Le compte à rebours est lancé. Les propriétaires disposent de quelques semaines pour se mettre en conformité, aucune prolongation ne sera accordée. Pour Jean-Pierre Bemba, il y a urgence : les manquements aux règles de sécurité continuent de mettre en danger des milliers de passagers sur les voies navigables du pays.

Au-delà du matériau des embarcations, le VPM pointe du doigt des pratiques dangereuses devenues courantes : navigations nocturnes non autorisées, absence de gilets de sauvetage, défaut de contrôle technique. Autant d'irrégularités qui, selon lui, ne peuvent plus être tolérées.

Il insiste particulièrement sur la responsabilité des armateurs et des commandants de bord. Les manquements aux obligations de sécurité devront désormais avoir des conséquences. Passé le 15 novembre, a-t-il prévenu, aucune baleinière en bois ne sera autorisée à circuler.

Reste cependant une équation complexe : comment maintenir le trafic fluvial, vital pour la mobilité des personnes et l'acheminement des marchandises dans de nombreuses provinces, une fois cette flotte retirée ? Le gouvernement assure avoir anticipé.

Pour éviter une rupture, le ministre annonce la mobilisation des embarcations de l'Office National des Transports (ONATRA) et la mise en service prochaine de nouvelles unités. L'exécutif prévoit également l'acquisition d'une centaine de péniches métalliques pour assurer la relève.

En attendant, Jean-Pierre Bemba appelle les armateurs à anticiper l'échéance et à accélérer la transition. Il prévient : toute embarcation qui braverait l'interdiction s'expose à une interception et à une saisie pure et simple.

L'enjeu est désormais double : garantir la sécurité des passagers sans paralyser le transport fluvial. La réussite de la mesure dépendra de la disponibilité effective des unités de remplacement et de la capacité de l'État à faire respecter les nouvelles règles sur l'ensemble du réseau.