La cérémonie s’est tenue en présence du vice-Premier ministre chargé des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba. Le gouverneur du Maniema, Moïse Mussa Kabwankubi, des cadres de la RVF et plusieurs autorités provinciales étaient également de la partie.

Baptisé « Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo », le nouveau baliseur symbolise ce retour. Selon le ministère des Transports, c’est le premier engin opérationnel déployé sur cette portion du fleuve depuis plus d’un demi-siècle.

Le rôle vital du balisage sur le fleuve

À quoi sert le balisage ?
À tracer la route sur l’eau. Il matérialise les chenaux navigables et signale les dangers : bancs de sable, rochers, hauts-fonds et autres pièges.
En RDC, où les fleuves sont la principale autoroute pour les personnes et les marchandises, cette signalisation n’est pas un luxe. Elle est vitale pour la sécurité des voyageurs et la survie des activités économiques.

Un axe stratégique pour le Maniema

L’axe Kindu-Ubundu irrigue le Maniema et les territoires voisins. Il transporte les populations, approvisionne les marchés locaux et évacue les produits agricoles vers les grands centres urbains.
En remettant ce baliseur en service, l’État parie sur un trafic plus fluide et plus sûr, surtout quand les conditions de navigation se dégradent.

Lors de son discours, Jean-Pierre Bemba a aussi annoncé la suite : un deuxième baliseur sera bientôt déployé sur l’axe Bukama-Kongolo, long de 650 km. D’autres campagnes de balisage sont programmées sur plusieurs cours d’eau du pays.

Vers une relance durable du transport fluvial

Au-delà de Kindu, c’est toute une vision qui se dessine. Relancer le fluvial, c’est miser sur le seul secteur capable de désenclaver durablement de nombreuses provinces, à l’heure où le réseau routier reste à la peine.

Les fleuves redeviennent donc l’alternative indispensable à la mobilité intérieure.

Avec l’arrivée du baliseur à Kindu, la signalisation reprend progressivement. Mais pour que cet élan tienne, il faudra de la régularité dans les campagnes, de l’entretien pour le matériel, et une RVF capable d’assurer une surveillance continue des voies navigables.