La question se pose donc directement : si l’apparence d’une plaque peut être reproduite aussi facilement, comment reconnaître une plaque officielle d’une simple copie ?

Le fait que ces annonces existent ne veut pas dire que le système officiel est déjà piraté. Mais cela montre une réalité. À l’heure de la production industrielle et de la fabrication sur commande, se fier uniquement à l’aspect visuel ne suffit plus pour garantir l’authenticité.

Pour que la réforme tienne, le plus important ne sera donc pas le design. Ce sera la capacité des autorités à mettre en place une vérification électronique solide, une base de données sécurisée, et des éléments de sécurité difficiles, voire impossibles, à imiter.

Au-delà de l’effet d’annonce, une interrogation reste entière : ces nouvelles plaques sont-elles réellement infalsifiables ? Ou vont-elles subir le même sort que les anciennes ? C’est sans doute là que se jouera le véritable défi pour les autorités congolaises.