À Kampene, les activités économiques ont tourné au ralenti lundi : boutiques, magasins et marchés sont restés fermés. Cette paralysie fait suite à une marche pacifique d'indignation organisée par les forces vives locales, en collaboration avec les exploitants artisanaux, pour réclamer la fin des pratiques décriées et la protection des moyens de subsistance des populations.

Un mémorandum officiel a été remis au chef de la chefferie de Babene. Les signataires y exigent la suspension immédiate des activités jugées destructrices. La population pointe particulièrement le consortium FM Metal Mining, accusé de violer les dispositions du Code minier congolais, notamment à travers la conversion abusive de permis de recherche en permis d'exploitation industrielle.

Des opérations menées de nuit, sous la garde d'éléments armés, auraient entraîné la destruction des lits des rivières et une pollution majeure de l'environnement. Selon les dénonciations, ces atteintes écologiques menacent directement la survie de près de 70 000 habitants, dont une large part dépend exclusivement de l'exploitation minière artisanale.

Face à ce drame environnemental et social, des députés provinciaux ont déposé une motion à l'Assemblée provinciale du Maniema. Selon ses élus, le but est d'obtenir des explications du gouvernement provincial et la mise en place de mesures concrètes pour mettre fin aux exactions et protéger les populations ainsi que leurs ressources.