À l’origine du différend, un arrêté provincial du 15 juin, complété le 3 juillet par un ordre de mission. Ces deux actes autorisent des études de faisabilité et l’élaboration d’un plan d’aménagement sur les terrains concernés. La MIBA assure pourtant n’avoir été ni consultée ni informée officiellement. Elle affirme avoir découvert l’existence de ces décisions sur les réseaux sociaux.

Du côté du gouvernement provincial, on justifie l’opération par la mise en œuvre de la Politique nationale d’aménagement du territoire. La MIBA rejette cette explication. Elle accuse l’autorité provinciale de chercher délibérément à "morceler" le patrimoine immobilier d’une entreprise publique, en contravention avec la loi foncière et avec ses propres statuts.

Face à cette situation, l’ADG a saisi plusieurs instances à Kinshasa : la Présidence, la Primature, ainsi que les ministères du Portefeuille, de l’Intérieur et de la Justice. Il sollicite une intervention du pouvoir central afin d’obtenir l’annulation des actes pris par la province.

Désormais, la question est posée directement au gouverneur du Kasaï-Oriental : à quel titre la province peut-elle lancer l’aménagement de terrains appartenant à la MIBA sans son accord ? La réponse est attendue avec attention, alors que Kinshasa affiche la volonté de relancer cette société minière historique dont le patrimoine foncier suscite régulièrement des convoitises et des occupations contestées.