À quelques jours de son audience à la Cour de cassation, Constant Mutamba a dénoncé encore un « procès politique ». Dans une lettre ouverte au peuple congolais, l’ancien ministre de la Justice crie à l’acharnement judiciaire, clame son innocence et exige la retransmission en direct de son procès pour que « la vérité » éclate. Sa défense ne bouge pas : il n’a pas détourné les 19,9 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani.
Constant Mutamba face au miroir : Quand le chantre de la bonne gouvernance est jugé sur ses propres règles

Pourtant, son jugement a commencé bien avant l’ouverture de toute audience. Il a débuté le jour où celui qui avait fait de la lutte contre la corruption et du respect de la loi son principal combat s’est retrouvé mis en cause pour sa propre gestion des deniers publics. Dès lors, le dossier n’était plus seulement judiciaire. Il est devenu une question de crédibilité.
Car l’enjeu n’est pas de savoir s’il a personnellement empoché les 19,9 millions. La justice devra se prononcer sur autre chose : le recours au gré à gré, le choix d’une entreprise aux références discutables, le décaissement avant la levée des préalables, et les conditions de transfert des fonds.
Toute la difficulté vient du standard que Constant Mutamba s’était imposé. Quand on fait de la bonne gouvernance son étendard, la bonne foi ne suffit plus. On est jugé selon les règles que l’on exigeait des autres.
Ni les lettres, ni les déclarations, ni la communication n’inverseront cette exigence. Au fond, le procès de Constant Mutamba est celui de la cohérence entre les principes qu’il incarnait et les décisions qu’on lui reproche aujourd’hui. Dans un État de droit, la légitimité d’un réformateur ne se mesure pas à ses discours. Elle se mesure à sa capacité à s’appliquer à lui-même les règles qu’il voulait imposer à tous.
La rédaction
Journaliste
Les plus lus - Politique & Entreprises
Affaire Manacé Lomboto : Kabund défie Tshisekedi et se dit à témoigner devant la justice
Affaire Sombo : l’UDPS chez Kabuya avec mémorandum pour contester les sanctions recommandées par l’AN
Paul Rusesabagina dénonce la complicité de la Communauté internationale dans le pillage des minerais congolais
Bruxelles : la délégation de la C64 non reçue par Maxime Prévot
RDC : le Conseil d’État efface le PPRD de la carte politique
Sanctions américaines contre le Rwanda : quel prix économique pour les citoyens rwandais ?
Kinshasa : une controverse autour des 12 millions de dollars de l’assainissement
RDC : l’Assemblée nationale entame l’examen du projet de budget 2027 ce jeudi
La rédaction vous recommande

Affaire Manacé Lomboto : Kabund défie Tshisekedi et se dit à témoigner devant la justice
2 nov. 2026

Affaire Sombo : l’UDPS chez Kabuya avec mémorandum pour contester les sanctions recommandées par l’AN
1 nov. 2026

Paul Rusesabagina dénonce la complicité de la Communauté internationale dans le pillage des minerais congolais
31 oct. 2026
Nos lecteurs ont lu ensuite
Affaire Manacé Lomboto : Kabund défie Tshisekedi et se dit à témoigner devant la justice
Affaire Sombo : l’UDPS chez Kabuya avec mémorandum pour contester les sanctions recommandées par l’AN
Paul Rusesabagina dénonce la complicité de la Communauté internationale dans le pillage des minerais congolais
Bruxelles : la délégation de la C64 non reçue par Maxime Prévot
RDC : le Conseil d’État efface le PPRD de la carte politique

Affaire Manacé Lomboto : Kabund défie Tshisekedi et se dit à témoigner devant la justice

Affaire Sombo : l’UDPS chez Kabuya avec mémorandum pour contester les sanctions recommandées par l’AN

Paul Rusesabagina dénonce la complicité de la Communauté internationale dans le pillage des minerais congolais

Bruxelles : la délégation de la C64 non reçue par Maxime Prévot

