A l'occasion de la commémoration de ce drame, le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege a de nouveau appelé à la mise en œuvre des recommandations du Rapport Mapping des Nations Unies. Il demande l'ouverture de poursuites judiciaires contre tous les auteurs présumés, qu'ils soient Congolais ou étrangers.

Publié en 2010 par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, ce rapport recense 617 incidents graves de violations des droits humains et du droit international humanitaire commis en RDC entre 1993 et 2003. Il préconise notamment la lutte contre l'impunité et la création de mécanismes judiciaires adaptés pour juger les crimes les plus graves.

Le massacre de Kasika reste l'un des épisodes les plus tragiques des conflits armés qui ont ensanglanté l'est du pays à la fin des années 1990.

Près de trois décennies plus tard, les survivants réclament toujours la reconnaissance officielle des crimes, l'établissement des responsabilités et des réparations pour les victimes et leurs familles.