Human Rights Watch figure parmi les premières voix à s’être élevées. L’organisation évoque des affrontements ayant impliqué des manifestants, les forces de sécurité et des militants de la Force du progrès, faisant plusieurs blessés, dont des figures de l’opposition telles que Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga.

La Belgique a dénoncé des violences incompatibles avec les principes démocratiques et insisté sur le respect de la liberté de manifester pacifiquement. Bruxelles attend des autorités congolaises qu’elles mènent une enquête crédible et impartiale sur les circonstances des affrontements.

Même ton du côté de l’Union européenne, qui déplore les pertes humaines et les blessés enregistrés lors des événements. L’UE appelle à la transparence et à l’identification des auteurs des violences afin de contribuer à l’apaisement du climat politique.

Pendant ce temps, l’opposition continue de dresser un bilan alarmant. L’Alliance pour le changement de Jean-Marc Kabund fait état de nombreux blessés et accuse la police ainsi que la Force du progrès d’avoir participé à la répression. Martin Fayulu évoque également des pertes en vies humaines, une version contestée par le gouvernement et les autorités de la ville de Kinshasa.

Alors que la Commission nationale des droits de l’homme annonce ses investigations, la pression s’accentue sur les autorités congolaises. Entre les appels à la vérité de la communauté internationale et les accusations de l’opposition, l’enquête annoncée est désormais attendue comme un test de crédibilité pour les institutions du pays.