L’absence de Thomas Partey pour l’entrée en lice du Ghana à la Coupe du monde 2026 interroge encore. Visé par des poursuites au Royaume-Uni pour plusieurs agressions sexuelles, accusations qu’il rejette, le milieu ghanéen s’est vu refuser l’accès au Canada en raison de sa situation judiciaire. Résultat : il ne peut pas défendre les couleurs de son pays, alors qu’aucun tribunal ne l’a encore condamné.

Ce cas remet sur la table la question de la présomption d’innocence dans le foot international. Beaucoup d’observateurs notent un deux poids deux mesures : par le passé, des joueurs européens sous procédure judiciaire ont continué à jouer en sélection tant qu’aucun jugement définitif n’avait été rendu. Franck Ribéry, Karim Benzema ou Benjamin Mendy reviennent souvent dans le débat pour illustrer cette différence de traitement.

Derrière l’affaire Partey, c’est aussi la FIFA qui est interpellée. L’instance clame l’universalité du football, mais elle bute sur les règles d’immigration et de sécurité fixées par les pays hôtes. La situation du Ghanéen illustre les limites de ce discours quand des considérations judiciaires ou politiques s’invitent.

Pour de nombreux supporters africains, le sentiment reste le même : toutes les nations ne bénéficient pas du même traitement sur la scène internationale. Sans préjuger de la culpabilité ou de l’innocence de Thomas Partey, son exclusion du territoire canadien avant tout jugement définitif pose une question fondamentale : la présomption d’innocence s’applique-t-elle de la même manière à tous les joueurs, quel que soit leur pays d’origine ?