L'alerte a été relayée le 1er novembre 2026 par Genocide Watch, organisation internationale spécialisée dans la prévention des génocides, qui cite un communiqué du gouvernement provincial du Sud-Kivu.

Selon les autorités provinciales, les faits auraient débuté le 30 octobre. Des familles entières auraient été contraintes d'abandonner leurs habitations, leurs terres et leurs biens pour fuir la zone.

Un précédent qui ravive la mémoire. Katogota porte encore les stigmates du massacre du 14 mai 2000, au cours duquel 375 personnes auraient été tuées par des troupes rwandaises et leurs alliés, selon les autorités locales.

Cette nouvelle publication de Genocide Watch intervient dans un contexte de multiplication des accusations contre Kigali, soupçonné d'implication militaire dans l'est de la République démocratique du Congo.

Sur le plan juridique, les déplacements forcés de populations civiles en territoires occupés constituent des violations graves du droit international humanitaire, susceptibles d'être qualifiés, selon les circonstances, de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité.

Face à la situation, le gouvernement provincial du Sud-Kivu exige trois mesures : l'arrêt immédiat des opérations, le retour des populations déplacées et l'ouverture d'enquêtes internationales pour établir les responsabilités.

Alors que les initiatives diplomatiques se multiplient pour tenter de mettre fin au conflit, le dossier de Katogota remet au centre du débat la question cruciale de la protection des civils congolais et de la lutte contre l'impunité dans les zones occupées.