Dès son arrivée, il a réuni les autorités territoriales. L’échange portait sur les priorités économiques locales. Ensuite, il a enchaîné les visites de terrain pour mesurer la situation réelle et repérer les leviers d’action.

Infrastructures à l’arrêt : routes, pont et voie fluviale inspectés

Accompagné des notables de Lodja, il s’est d’abord rendu à l’Office des routes. Entretien avec le directeur provincial Serge Mukamba Tunga, puis constat : le parc matériel est à l’arrêt. Sept camions-bennes, des excavatrices et des compacteurs restent inutilisés.

La délégation a ensuite inspecté le pont Lokenye. C’est la principale porte d’entrée des marchandises à Lodja depuis Kinshasa via Bena-Dibele, dans le territoire de Kole. Avec 42 tonnes de capacité, l’ouvrage relie Lodja à l’Ouest et ouvre vers la Tshopo à l’Est.

Cap ensuite sur le poste d’accostage d’Okoto, sur la rivière Lokenye. Navigable jusqu’à Kinshasa, ce chenal fluvial fait vivre le commerce grâce aux baleinières de 80 à 100 tonnes. Elles assurent l’approvisionnement de la ville. Mais le site reste peu exploité faute de balisage.

La tournée a aussi mené le ministre sur les sites d’érosion le long de la RN7, près du pont Lokenye, puis à la mini-centrale solaire prévue pour alimenter Lodja.

Désenclaver le Sankuru : mesures urgentes annoncées

Sur place, Daniel Mukoko Samba a pointé le nœud du problème : l’enclavement du Sankuru.
« Il est anormal qu’une Coca à 2 500 FC à Kinshasa grimpe à 8 000 FC à Lodja, ou qu’un sac de ciment coûte l’équivalent de 50 dollars. Voilà le vrai problème à régler. Cette mission vise des solutions économiques concrètes pour désenclaver le Sankuru, et plaider pour accélérer les chantiers dans la province », a-t-il affirmé.

Concernant la RN7, il annonce des mesures urgentes.
« Il faut empêcher toute coupure. Une interruption ferait exploser les prix à Lodja », a-t-il prévenu.

Le gouvernement veut ainsi mieux intégrer le Sankuru aux circuits nationaux. L’idée : faciliter la circulation des personnes et des biens, et stimuler la production locale.

Les échanges avec les autorités locales, la société civile et les opérateurs économiques vont continuer. Ils serviront à affiner le diagnostic et à définir les interventions prioritaires pour le développement de la province.